Accueil, écoute, accompagnement
En 2009, 540 femmes ont pris rendez-vous avec les assistantes sociales ou sont venues à IKAMBERE partager un moment de convivialité. 97 d’entre elles venaient pour la première fois. Ainsi, le nombre de femmes suivies depuis 1997 s’élève à 1560 femmes. Aujourd’hui la conjoncture économique oblige certaines structures à cesser ou à réduire leurs activités, ce qui augmente le travail des assistantes sociales notamment les femmes qui perdent leurs places dans les ACT. Au niveau administratif, certaines femmes retombent dans des situations très précaires, comme par exemple des titres de séjour sans autorisation de travailler avec des menaces de quitter le territoire à la fin du titre de séjour. Tout cela ne peut qu’alourdir leurs souffrances et compliquer l’accompagnement en terme médical, social et professionnel.
IKAMBERE assure la prise en charge globale des femmes en tenant compte de l’identité de chacune, de son histoire, de son vécu et de ses choix de vie. L’accueil, l’écoute et l’accompagnement des femmes atteintes par le VIH/Sida sont les bases du travail d’IKAMBERE. Le nombre de femmes accueillies depuis la création de l’association en 1997 s’élève à 1 449 femmes au 31 décembre 2008. Les bénéficiaires de l’association sont essentiellement des femmes d’âge mûr qui arrivent souvent en situation précaire et confrontées aux problèmes d’hébergement dans 60% des cas.
Le premier accueil est assuré par les assistantes sociales qui déterminent les besoins : besoin d’écoute, de rompre l’isolement, d’accompagnement dans les démarches administratives, d’aide à la recherche d’hébergement, besoin d’autonomie etc. L’entretien est mené à l’aide d’une fiche d’accueil qui permet de mieux analyser les situations. Une deuxième fiche colée à la couverture du dossier permet de suivre l’évolution de chaque situation.
Elle met à la portée de chaque assistante sociale les rendez –vous et les dates, les demandes formulées, les réponses proposées, les démarches entamées et celles qui ont abouti, celles qui n’ont abouti , pourquoi. Les appels passés ou reçus concernant la personne. Bref, c’est une photographie de la situation de chaque bénéficiaire et permet de faire un point rapide sur les démarches antérieures. Un repas chaud est offert (tous les midis du lundi à vendredi) et permet aux femmes de passer un moment d’accueil convivial, d’échanges et de soutien mutuel. Le repas est varié et équilibré permet aux femmes de mieux prendre leurs médicaments. De plus, cette convivialité permet aux unes et autres de dédramatiser leurs situations, de faire le deuil de l’annonce de la séropositivité et commencer une nouvelle vie, celle de séropositive mais pas de malade.
A l’association, une médiatrice ayant des connaissances sur le VIH est en permanence au salon de convivialité pour écouter, conseiller et faire de la prévention auprès des femmes suivies. Elle organise les séances de causerie avec les médecins sur les sujets qui intéressent ou préoccupent les femmes leur permettant ainsi de maîtriser leur maladie. L’association leur propose aussi des activités : cours de diététique, épanouissement du corps (Yoga), art, couture, coiffure, esthétique, informatique et alphabétisation.
Nous proposons aussi des moments de détente comme des sorties à la plage, en bateaux mouches et des dîners….
Notre objectif à long terme : Permettre l’autonomie des femmes infectées par le VIH.
Notre accompagnement est global et individualisé. Il est nécessaire que la femme soit partie prenante de l’action entreprise autour d’elle pour la bonne réussite de son projet professionnel et social.
Voir la suite en détail dans le dernier rapport d’activité : R.A _2008_IKAMBERE
